Y comme yeux

Les yeux donnent le discernement de voir ce qui se joue derrière et devant, dans la démarche. Ils conduisent au «regard méta» qui, par sa prise de hauteur, aide à mieux voir dans l’inconnu, au point d’oser dire ce qui semble arriver. Non seulement ce qui va, ce qui paraît ne pas aller. Mais surtout les alternatives pour la suite, afin de faire autrement pour la suite. Là est le risque, qui donne pourtant toute sa puissance à nos facultés de faire autrement. Au prix d’oser proposer, sans savoir comment cela sera reçu. D’accepter aussi que cela soit suivi... ou pas. Oser suivre ses perceptions et convictions, et laisser le temps faire son œuvre, en lieu et place de ce que les yeux pourraient voir. Car le temps a souvent raison, au point de faire écho aux propos de Jules Renard:

Et aussi: yoyo, yin, yang, yogi, you-you, yawl ou yacht au choix, youpala...

Z comme zig-zag

Le parfait allié pour sortir des routines et autres sentiers battus. Ses variations nous aident à cultiver l'inconnu, et à bénéficier pleinement des méandres de nos synapses!... En oscillant, nous décalant, nous nous éloignons de la réponse immédiate, nous «forçons» (*) d'autres connexions pour mieux retrouver ensuite l'évidence. Et pour finir sur l'éventuelle limite aux zig-zag, ces quelques mots de Jean Cocteau rappellent la nécessité d'ajustement, qui se perçoit par principe après:

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(*) La technique dite des «connexions forcées» découle des «correspondances forcées» de Charles Whiting: «procédé pour induire des idées originales basées sur la création d’une relation forcée entre deux ou plusieurs produits normalement sans relation». Cette méthode est aussi connue sous le nom d’association hasardeuse (Aznar, 2005), dont le principe consiste à forcer le croisement improbable d’éléments (produits, personnes, lieux, matières…) et en faire sortir de nouvelles idées.

Et aussi: zèbre, zen, zigouiller, zoom, zèle, zut, ouave, zeste, zinzin, zone...