J comme jeu

D'abord, par son aspect ludique, le jeu crée de l'attachement, donc de l'engagement. Pas mal, pour ceux qui ont besoin d'intérêt avant d'envisager de se transformer!... Et puis, pour d'autres qui se prennent à rire de ce que la vie place sur leur chemin, les hasards et synchronicités (*) sont une bonne occasion de jouer à faire des liens avec ce que la transformation nous envoie en chemin. Qui, si ça se trouve, ne servent à rien d’autre qu’à se demander: «s’il n’y avait pas de hasard?...». Nul besoin d'en faire une affaire personnelle, simplement y voir une occasion de changer de regard sur ce qui nous arrive. D'autant que l’humour détend les connexions neuronales, ce qui facilite l’accès aux nouvelles idées. Que du plus, pour qui ose jouer sans se perdre dans le ‘tout ludique’, ni l’infantilisant. Tout en se jouant de la sagesse, à la manière d'Anatole France:

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(*) Désigne, pour des événements arrivés en même temps et à première vue sans aucun rapport, les liens souvent intuitifs qu’une personne propose pour les associer. Ces liens sont donc très subjectifs.

Et aussi: joie, jachère, jaillir, jamais, je-ne-sait-quoi, jean-s'en-fiche...

K comme kaiser...

ou kalife à la place

Devenir chef, ou au moins en exercer les attributs!... Bref, faire avec un désir bien réel de l'humain, à défaut de 'vouloir devenir chef': avoir la paix, décider de sa propre destinée, choisir par soi-même, se sentir libre... Et d'ailleurs, si je faisais le pari que j'ai les clés de mon avenir en main, qu'en ferais-je?... Que proposerais-je?... Où trouverais-je d'autres ressources?... Bien utilisée, la délégation donne à chacun la puissance de décider, avec la responsabilité associée. Pour aller plus loin, entre dans l'air du temps le fait de déléguer à un collectif de travail, notamment équipe fonctionnelle ou équipe projet, les clés de son mode de fonctionnement. Au risque d’apprendre à faire avec les forces et dynamiques en présence, la co-construction trouve alors ses diverses raisons d’être : mobilisation, coopération, surprise... Et surtout, la création, qui émerge d'on ne sait où, on ne sait quand, comme une reine ou un khalife. Qui aurait néanmoins suffisamment de recul pour parler à la manière de la célèbre chorégraphe Isadora Duncan, laquelle révolutionna la danse en son temps:

Et aussi: kif, kilomètre, kss! kss!, karma, kermès, kyrielle...

L comme langage

Penser et parler, permet de traduire sa propre expérience en mots, pour en faire autre chose. En gardant à l’esprit que, sitôt les mots prononcés, l’expérience est déjà transformée, filtrée. Le langage donne du sens à la transformation, parfois un autre sens. Pour le rendre efficace, certains leviers peuvent aider, à l'image de ce que le pamphlétaire Antoine dit de Rivarol disait déjà du langage, au 18ème siècle (des lumières):

Prudents, suivons quelques leviers pour faciliter l'émergence :

 

1- Parler vrai, authentique, sincère, les émotions et l’intuition connectées. «Si j’étais vraiment moi-même, si je n’avais rien à protéger, qu’est-ce que l'inconnu rendrait pertinent de dire maintenant?...».

 

2- Parler pour soi. Se réapproprier le «je» au nom duquel une action (re)devient personnelle, autant que relative. A défaut de considérer que l'autre me perd dans un inconnu qui m'échappe (au risque parfois de l'en rendre coupable...), regarder comment je me suis laissé perdre, et le bénéfice que j'en retire!...

 

3- Éviter de discuter des perceptions de son entourage. Plutôt rechercher et caractériser les besoins sous-jacents, souvent plus délicats à exprimer. "De quoi as-tu besoin, pour te sentir évoluer plus favorablement dans l'inconnu?...", "De quoi as-tu envie, pour te sentir plus dynamique dans la transformation?...", etc. La conversation évolue alors de la conviction vers l’échange.

 

4- Au lieu de figer le langage autour de jugements et croyances, que les adverbes d’éternité renforcent à bon compte («toujours» ainsi, «jamais» comme ça), préférer le questionnement ouvert sur l’inconnu : et si?...

 

5- Quand je suis tenté(e) de refuser, prendre le risque de proposer des alternatives pour faire autrement, que l’autre est libre d’accepter… ou non. Proposer est une prise de risque, en faire quelque chose aussi. A chacun sa dose d'inconnu!...

Et aussi: là-bas, lien, laboratoire, limite, laisser-faire, lâcher, liberté...