A comme axes

Avec les axes, l'inconnu trouve une structure constamment ajustable sur laquelle s'appuyer dans la transformation. Pour mieux anticiper l'action, donner du sens à l'inconnu. Capitaliser également sur l'énergie nécessaire, et rebondir sur le cours des choses. Les axes mettent en tension plusieurs questions autour du 'quoi' : l'intention derrière la transformation (pourquoi faire), le résultat que j'en attends (pour obtenir quoi), l'exploration que j'imagine (pour découvrir quoi) et les repères nécessaires (avec quoi dans ma besace). L'axe vertical représente la finalité de l'action, l'axe horizontal représente l'agilité.

Et aussi: avancée, anti-routine, au-delà, âme, attention, apprentissage...

B comme bascule

Elle est celle par qui soudain «j’y vais», je bouge... après avoir trouvé toutes les raisons à «j’y vais pas». La bascule contient les peurs qui freinent… et surtout mon désir de transformation. Il est celui qui m'étire, l'envie qui m'appelle au loin. L'exploration est une projection ‘vers’, en cela c'est une conquête. L'inconfort se libère avec le choix. Jusque-là, laisser vivre le ‘pour’ ET le ‘contre’, attendre le bon moment pour choisir. Au cœur de l'inconnu, un certain questionnement nous emporte vers la tension créatrice: «et si d’autres alternatives étaient possibles?...». Tendre l’oreille pour entendre autre chose, dans une forme de dialogue intérieur où le pour et le contre trouvent chacun à dire.

Et aussi: bouger, baguette magique, b-a-ba, bafouille, bagatelle...

C comme cerveau

Face à la nécessité de plus en plus grande de nous transformer, l'urgence nous conduit souvent à aller (trop) vite dans le raisonnement, au risque d'éradiquer les idées aussi rapidement qu'elles nous chahutent. Faire avec l'inconnu que la transformation amène, conduit à tirer partie de tout notre cerveau, en multipliant les connexions que découvre notre plasticité neuronale. Transformer notre cerveau gauche en cerveau adroit, facilite les sorties de routes et routines. Car l'enjeu est vraiment celui de trouver d'autres idées, d'autres alternatives, d'autres possibles. C'est souvent la raison pour laquelle nous avons besoin d'inconnu. Souvenons-nous de ce qu'en disait Henri Ford, inventeur de l'automobile, avec sa réflexion devenue célèbre:

Pour accompagner le cerveau dans des zones qu'il oublie, sans pour autant le figer autour d'une notion de cerveau gauche et cerveau droit aujourd'hui dépassée, nous en gardons simplement l'image. Elle pose à gauche les repères, l'organisation et le concret, qui permettent de contextualiser et d'organiser l'action à mener dans la transformation. Et pose à droite le cheminement vers les défis que cette transformation génère, à base d'imaginaire, de rêve et d'affect, qui renforce la capacité à faire des liens et du lien.

 

Et aussi: chemin, concentration, cadence, convergence, cycle, comment...